EN QUOI L'ANALYSE DES SOLDES INTERMÉDIAIRES DE GESTION ÉCLAIRE T'ELLE LE BANQUIER SUR LE RISQUE POTENTIEL DE S'ENGAGER EN OCTROYANT DES CONCOURS

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Message par Sylvaingregaut le Lun 15 Fév - 13:20

EN QUOI L'ANALYSE DES SOLDES INTERMÉDIAIRES DE GESTION ÉCLAIRE T'ELLE LE BANQUIER SUR LE RISQUE POTENTIEL DE S'ENGAGER EN OCTROYANT DES CONCOURS

INTRODUCTION :

Lorsque qu'un banquier doit porter un regard précis sur une entreprise afin de lui accorder des concours, il doit dans cette analyse retraiter le compte de résultat. En effet, les opérations y sont regroupés dans trois groupes de produits et de charges, à savoir d'exploitation, financiers et exceptionnels. Cela dégage un résultat pour chacun des trois groupe mais cela ne suffit pas pour comprendre comment le résultat s'est construit. Il faut donc fractionner le compte de résultat et regrouper les produits et charges de même nature, ce qui permet de calculer les étapes dans le formations du résultat. Ce sont les soldes intermédiaires de gestion.
Nous allons donc voir dans une première partie quels sont les différents types de sig et dans une seconde partie l'interprétation que l'on peut en faire.

PARTIE 1 :

Le chiffre d'affaire est la base de toute analyse financière. Il faut distinguer le ca d'une entreprise de négoce (vente de marchandises) à celui d'une entreprise industrielle (vente de sa production)
Le CA = vente de marchandises + production vendue

La production de l'exercice est une notion réservée aux entreprises qui ont une activité de transformation ou d'élaboration de bien ou service mais aussi celle qui font en plus une activité commerciale. On considère ici la production vendu, stockée et immobilisée. Cela diffère du ca car ce dernier considère juste la production vendu.
= production vendue + - production stockée + production immobilisée.

La marge commerciale est elle une notion réservée au entreprise de négoce. C'est l'excédent du montant des ventes sur le cout d'achat des marchandises vendues.
= ventes de marchandises - cout d'achat des marchandises vendues.
Il découle le taux de marge = marge commerciale / prix d'achat HT

La valeur ajoutée est un pivot essentiel de l'analyse. Il mesure le surplus de richesse créé par l'entreprise. C'est aussi un élément qui permet de calculer le PIB d'un pays.
= production de l'exercice + marge commercial - consommation en provenance des tiers (autres achats et charges externes)

L'excédent brut d'exploitation mesure la performance économique d'une entreprise réalisée par sa seule exploitation.
= valeur ajoute + subvention d'exploitation - impôts taxes - salaires - charges sociales.

Le résultat d'exploitation lui mesure la capacité d'une entreprise à réaliser des bénéfices du fait de son activité en prenant compte de sa politique d'investissement (dotation aux amortissement) et de prévoyance (dotation aux provisions)
= EBE - dotation aux amortissements et provisions d'exploitation + reprise aux amortissements et provisions d'exploitation - autres charges d'exploration + autres produits d'exploitation.

Le résultat courant permet de connaître l'impact de la politique de financement d'une entreprise.
= résultat d'exploitation + produit financiers - charges financières

Le résultat net est la somme de tous les produits et de toutes les charges sur lesquels nous ajoutons l'exceptionnel ainsi que la répartition du résultat.
= résultat courant + produit exceptionnel - charges exceptionnelles - participation des salariés - impôts sur les bénéfices.

La CAF est un revenu interne réel ou potentiel (car on rajoute par exemple la provision mais si le client paye pas, la caf sera impactée) génère au cours de l'exercice par une entreprise du fait de son activité courante.
= EBE + autres produit d'exploitation - autres charges d'exploitation + produits financiers - charges financières + produits exceptionnels - charges exceptionnelles - participation des salariés - impôts sur bénéfices

= résultat net + toutes les dotations aux amortissements et provisions - toutes les reprises aux amortissements et provisions + valeur nette comptable d'actif cédés - produit de cession d'élément d'actifs cédés - reprises de subventions d'investissement

L'excédent de trésorerie d'exploitation (ETE) traduit les flux de trésorerie encaissés et décaissés par l'exploitation.
= EBE - production immobilisé - variation du BFR.

Après avoir décris les différents sig, il est important de connaître l'analyse que le peut en faire et ainsi octroyer ou non un concours à une entreprises

PARTIE 2 :

Les questions fondamentales à se poser lors de n'analyse des sig est de savoir si l'entreprise est en développement, ce développement s'accompagne t'il d'une rentabilité, cette rentabilité est elle suffisante et l'entreprise est elle en capacité de payer des charges financières.

En premier lieu il est importent de préciser que dans l'analyse des sig, il faut regarder comment évoluent ces soldes dans le temps. L'idéal est de retenir une période de 3 ans afin de constater des évolutions.

L'évolution du chiffre d'affaire permet de constater ou non une augmentation de l'activité de l'entreprise. C'est une élément important pour décider la mise en place d'un prêt par exemple car c'est un signe d'une entreprise en développement.

Cette évolution possible du ca est aussi à comparer par rapport à l'évolution de la valeur ajoutée. En effet, une hausse du ca par exemple peut aboutir à une dégradation de la valeur ajoutée si par exemple les charges liées à cette amélioration ne sont pas maîtrisées. Il est donc important de regarder comment évolue ces deux soldes dans le temps.

L'ebe est un pivot essentiel dans l'analyse d'une entreprise car il permet de comprendre si l'entreprise dégage une rentabilité de son activité. C'est un résultat purement économique, c'est à dire avant la prise en compte des choix en terme de structure financière, d'investissement, de financement et de fiscalité. Il permet de visualiser la bonne gestion économique d'une entreprise, notamment au regard des charges du personnel.

Autre pivot important dans l'analyse, qui découle de l'ebe, est la CAF.
Comme nous l'avons vu, la CAF est le revenu réel ou potentiel dégagé par l'activité courante de l'entreprise. La CAF est donc un élément essentiel dans l'analyse du risque car elle représente le potentiel d'épargne que l'entreprise va affecter en matière de maintien de l'outil de production, couvertures des risques, remboursement des emprunts, distribution de dividendes, financement de la croissance.

Enfin, il est important de parler de l'excédent de trésorerie d'exploitation (ETE). Cette notion est importante car l'ensemble de la capacité d'autofinancement ne se traduit pas forcément par un flux de trésorerie encaisse ou décaissé (par exemple les dotations pour risque et charges peuvent être décaissés ou non). Or ce qui intéresse le chef d'entreprise est ce qui est encaissé. L'ETE permet donc d'avoir cette vision et regarde l'ensemble des flux de trésorerie encaissés et décaissés lors de l'exploitation. La variation de la trésorerie est donc plus compréhensible ici.
Au regard de sa formule, on constate que son niveau est lié à l'activité même, donc au chiffre d'affaire mais aussi à la variation de l'activité.
Il faut aussi préciser la notion d'élément retardateurs. En effet, dans le calcul de l'ETE, la variation de BFRE entre en ligne de compte. Par exemple, si une entreprise accorde trop de délais de règlement à ses clients, cela impact négativement le BFRE et donc l'ETE.
L'ETE permet à l'entreprise de faire face aux charges financières, elle peut donc vite être en situation de cessation de paiements si l'ETE n'est pas suffisant
L'ETE est donc le reflet du mode de fonctionnement de l'entreprise par rapport à l'extérieur, le banquier doit donc y porter un regard attentif pour la mise ne place de concours.


CONCLUSION :

Les banques sont aujourd'hui dans une logique de maîtrise du risque sous toutes ses formes, en particulier lors de l'étude de la mise en place de concours. Le banquier doit donc à la fois maîtriser les notions de soldes intermédiaires de gestion mais aussi savoir comprendre en appréhender leurs significations. Une bonnes lecture des sig permet donc d'avancer sur un dossier sereinement avec une vision objective sur une entreprise. Enfin, comme les sig permettent d'affiner l'analyse d'une entreprise, nous pouvons aussi utiliser les ratios qui sont des outils nécessaire pour comprendre le fonctionnement d'une entreprise. Ces ratios doivent eux aussi êtres analyses sur plusieurs années pour en constater les évolutions.



Sylvaingregaut

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