Questions 41 : Après avoir défini l’autofinancement vous en préciserez les limites et les contraintes

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Message par bouchet laurent le Lun 1 Fév - 11:03


Pour assurer leur développement, les entreprises disposent de plusieurs sources de financement complémentaires mais concurrentes. Aussi des périodes économiques, se succèdent-elles, privilégiant parfois l’émission de titres, parfois le financement bancaire ou encore l’autofinancement.
Les entreprises ont vocation à prendre part à la croissance et à la compétitivité de l’économie. Pour atteindre ces deux objectifs, les patrons engagent différentes stratégies d’investissement dans des perspectives de développement, de progrès, d’amélioration de performance de leur entreprise. L’autofinancement représente la source de financement interne que l’entreprise se constitue afin d’assurer une partie de ses projets, le développement peut s’accompagner par le recours à l’endettement et ou à l’actionnaire. L’autofinancement se définit comme des ressources que l’entreprise se constitue elle-même, c’est-à-dire hors des ressources apportées par les actionnaires ou des tiers préteurs.
L’autofinancement répond à des objectifs essentiels de l’entreprise tels que ménager son indépendance financière, maintenir l’activité et sa rentabilité, optimiser sa croissance et sa modernisation, et c’est un des facteurs clés de l’évolution de l’entreprise, avec ses contraintes et ses limites tenant aux exigences de ses apporteurs de fonds.

Au préalable, nous pourrions dire que l’autofinancement est à analyser au regard de 3 objectifs essentiels :
- L’indépendance financière de la structure mesurée vis vis des prêteurs et des actionnaires , ainsi l’autofinancement a un impact important sur l’objectif d’indépendance financière car il dépendra du renforcement des ressources propres de l’entreprise, du pourcentage de couverture des besoins, de l’évolution de la dette structurelle .Qui dit forte indépendance financière dit forte marge de manœuvre , notion prenant toute sa valeur en cas de difficultés , notamment conjoncturelles.
- Le maintien de l’activité à niveau de rentabilité égale, il importe que l’autofinancement assure le renouvellement de l’outil de production et de commercialisation de l’entreprise
- La croissance interne et externe, pour accroitre leur activité, les dirigeants doivent équilibrer leur politique entre, l’appel aux prêteurs, l’appel aux actionnaires, et l’autofinancement ., qui pour ce dernier est source de maintien dans le temps des grands équilibre financiers de l’entreprise et porteur de développement durable . on parle alors de CAF de croissance.
=>les limites et les contraintes de l’autofinancement
Il y a toujours un équilibre à trouver car profiter au maximum des possibilités d’amortissements dégressifs et un signe de saine gestion mais cela réduit considérablement le résultat de l’exercice.
Constituer de provisions à caractère prudentiel réduit aussi les possibilités de rémunération des actionnaires et l’intéressement du personnel. Pour autant, doit-on parler d’autofinancement excessif ? Par pour les banques qui prêtent, cependant pour l’actionnaire, la réflexion se posera différemment suivant ce qu’il attend de son investissement, de l’importance de sa participation. Il est nécessaire pour cela de distinguer la société coté en bourse de la simple PME.
On peut trouver l’insuffisance d’autofinancement, il faudra pour cela porter une attention sur le poids des charges financières, apprécier la part prise par l’autofinancement dans le financement des investissements, du besoin en FDR complémentaire, des annuités de remboursements et ensuite tirer les conclusions sur la fragilité de l’entreprise Enfin , c’est intégrer dans l’analyse l’intensité capitalistique , de se poser le problème du renforcement des ressources propres ou non, et donc de ce fait connaitre les possibilités d’apports de capitaux par les actionnaires .
En conclusion, nous pourrions dire que l’autofinancement est un vecteur de croissance de l’entreprise mais qu’il n’est pas suffisant. Bien géré, il est aussi gage de confiance pour les apporteurs externes tels que les actionnaires et les tiers prêteurs pour contribuer au développement de l’entreprise. Enfin pour aller plus loin dans l’analyse, il convient d’étudier les différents soldes intermédiaires de gestion, VA, EBE, CAF en se posant les questions suivantes :
Qu’elle est la politique de croissance de l’entreprise ?
Qu’elle est la politique d’endettement ?
Qu’elle est la politique de distribution des dividendes ?
Qu’elle est la politique salariale ?
Qu’elle politique commerciale ?


bouchet laurent

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