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Message par Admin le Dim 3 Jan - 23:15

Quelle que soit leur taille, les entreprises forment le tissu producteur et créateur de richesse dont l'économie française bénéficie. Toutes ces entreprises sont soumises à des obligations comptables. Les comptes annuels représentent l'outil le plus complet à disposition des différents partenaires et notamment des banques.
Pour autant, le banquier a à sa disposition d'autres éléments dont il va devoir tenir compte pour comprendre l'entreprise et porter un jugement.

Après avoir rappelé les principaux éléments financiers et leur utilité sur lesquels le banquier peut fonder son jugement sur une entreprise, nous aborderons les différentes politiques et stratégies d’entreprise à la disposition du banquier nécessaire pour une compréhension globale de l'entreprise.

I L’INFORMATION COMPTABLE : SITUATION ECONOMIQUE

a) LES OUTILS

Encadrée par le Plan Comptable Général de 1999, tous les commerçants, personnes physiques ou morales, doivent, art L.123-12 du Code de commerce :
- Tenir une comptabilité retraçant les mouvements du patrimoine de l'entreprise
- Contrôler l'existence et la valeur des actifs et passifs à chaque exercice
- Etablir des comptes annuels

Le bilan : situation patrimoniale. Fait apparaître le résultat mais sans préciser quelles opérations ont permis d'obtenir ce résultat. S'appuyer sur le passé pour se forger une idée de l'évolution possible des équilibres emplois / ressources, du niveau de solidité (solvabilité) et de pérennité de l'entreprise.
Le compte de résultat : récapitule et détaille les produits et charges : résultat positif ou négatif. Puis transformation en SIG pour apprécier l'activité, l'évolution et les sources de rentabilité. Appréciation du niveau de risque, en distinguant dans la constitution du résultat, d'une part, les opérations issues de l'activité d'exploitation de l'entreprise, d'autre part, les opérations financières et exceptionnelles.

b) LES RATIOS FINANCIERS

Comparaison avec les concurrents, avec les années antérieures, avec les normes du secteur d'activité, permet notation de l'entreprise... Analyse du risque, situer taille de l'entreprise, mesurer la performance. Analyser l'entreprise, apprécier sa rentabilité et ses capacités de développement pour valider décision ou agir par prudence

» La solvabilité (FP/total du bilan) savoir si la société est suffisamment capitalisée.
» La rentabilité, peut être mesurée par rapport à l'exploitation ou nette après impôts.
» La capacité d'autofinancement, pouvoir rembourser l'emprunt (capital + intérêts)
» L'endettement (dettes / fonds propres) qui ne doit généralement pas dépasser 1.

II LE CHEF D’ENTREPRISE ET SON ENTREPRISE, SES CHOIX STRATEGIQUES

a) LE CHEF D'ENTREPRISE

- CV, diplômes, expériences dans la profession et anciens métiers, anciennes réussites professionnelles ou extra-professionnelle, situation matrimoniale et patrimoniale
- Compétences de gestion et aptitudes à gérer une entreprise
- Type de dirigeant et valeurs managériales (autoritaire, institutionnel, travail en équipe, country club, appauvri), communication, réseau, relationnel

b) L’ENTREPRISE ET SA STRATEGIE

- Locaux (Taille, emplacement, ancien, neuf, entretenus ou non, propriétaire)
- Taille et type d'entreprise (Grande entreprise, PME, cotée, multinationale, artisanat, commerçantes, nombre salariés, ouvriers, fonctions commerciales)
- Sté de personne ou de capitaux, structure capitalistique (répartition du capital, majoritaires, rôles et fonctions de associés), Organisation de l'entreprise : partenaires, statut juridique, associés, filiale, prise de participation, joint-venture
- Organisation : structure personnalisée, centralisée, décentralisée ou matricielle
- Politique d’approvisionnement : fournisseur et liens de dépendance, « Pricing power », sourcing, proximité
- Politique de production : interne ou sous-traitance, partenaires, filiales, intégration en amont ou en aval pour augmenter les marges de manœuvre, outil de production
- Politique de distribution : direct, indirect, commerce de détail, indépendant (concession, franchise), commerce intégré, e-commerce
- Clients : B to C, B to B, intermédiaires, mono client, concentré ou non
- Produit : Activité, produits, monopole, avantages compétitifs
- Politique de prix + Marché : leader ou non
- Politique d’investissement : prise de risque ou non
- Politique de financement : autofinancement, concours bancaires, apports
- Politique de rémunération salariale, formation
- Politique de développement : R&D, Brevets, SWOT, BCG, Porter
- Politique import / export + Publicité + Marketing mix + Politique de marque

Comprendre la vie de l'entreprise, son environnement, son fonctionnement, ses choix stratégiques et ses contraintes.

CONCLUSION

Qu'il s'agisse des entreprises françaises de taille mondiale cotées au CAC 40 ou d'entreprises unipersonnelles et sans salarié, toutes concourent, dans des proportions et des logiques différentes, à la création de richesse de leur pays.
Le jugement d'un banquier sur une entreprise peut et doit se fonder sur des éléments financiers mais ces éléments financiers n'auront de valeur que si d'autres éléments, concernant les motivations personnelles du chef d'entreprise, sa personnalité et sa stratégie d’entreprise viennent à leur tour valider ce jugement.


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